CIH Bank : reprise attendue en 2021

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Pour le top management de CIH Bank, dont l’activité commerciale a pu faire face à la crise sanitaire, le défi du groupe consisterait à générer du «bon» produit net bancaire et à maintenir sa résilience au terme de l’exercice 2021.

Retrouver la vigueur d’antan : tel est l’objectif de l’équipe dirigeante de CIH Bank, décliné lors de la présentation des résultats. «L’année 2021 est une année charnière qui devrait s’inscrire dans la continuité de 2019», annonce Lotfi Sekkat, PDG du groupe CIH Bank.

Optimiste, il espère que cette année soit celle de la reprise, tournant ainsi la page d’une année 2020 marquée par les effets de la crise sanitaire. Pourtant, CIH Bank a fait preuve de résilience en affichant des indicateurs en hausse. Malgré le contexte particulier, les dépôts clientèle consolidés se sont appréciés de 20,5% à 53,7 MMDH, soit une collecte nette de 9,1 MMDH. Cette progression a été essentiellement attribuée à la croissance de 23,2% des dépôts à vue à 40,6 MMDH ainsi qu’à une hausse de 12,8% pour les dépôts à terme portés par les dépôts d’investissement de la filiale Umnia Bank. Les encours crédits consolidés à la clientèle ont, quant à eux, augmenté de 18,6% par rapport à l’exercice précédent. Le groupe a servi 63 MMDH de crédits répartis entre l CIH Bank (52,4 MMDH), la société de financement SOFAC (7,2 MMDH) et Umnia Bank (3,2 MMDH).

«La structure d’encours confirme également notre stratégie de diversification puisque les crédits hors immobilier représentent désormais 52% de l’ensemble de nos encours, contrairement à 2011 où ils n’étaient que de 10%», précise Younes Zoubir, DGA de CIH Bank.

Au final, le PNB consolidé s’est élevé à 2,76 MMDH, en augmentation de 10,3% par rapport à 2019. Une hausse qui a été accompagnée par la progression de la marge nette d’intérêt de 14,1%, la croissance de l’activité commerciale et la contribution de l’activité de marché avec une hausse de 29,7%. Des performances qui ont tout de même été freinées par l’activité hôtelière du groupe, à l’arrêt depuis le début de la crise sanitaire. Le chiffre d’affaires des deux unités hôtelières d’Agadir et Marrakech s’est affiché en retrait de 25 MDH. Malgré une bonne activité commerciale, le groupe a enregistré un résultat net part du groupe (RNPG) en chute de 81,1% à 80,7 MDH, sous l’effet conjugué du provisionnement et du don de 150 MDH au fonds spécial Covid-19.

«Sans l’effet de la pandémie, le RNPG aurait atteint 440 MDH en 2020 contre 426 MDH en 2019», souligne Younes Zoubir.