Charge mentale: ces mères témoignent de leur quotidien pendant le confinement

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Les journées s’étirent sans fin et se poursuivent bien après la tombée de la nuit. Pour ces mères de famille, confinement et télétravail sont synonymes d’enfants, travail, gestion de repas, leçons, activités physiques, ménage encore et encore.

(Sur)charge mentale vous dites?

Je travaille à moitié, j’enseigne à moitié, je cuisine à moitié. J’ai moins de temps et plus de travail. J’ai l’impression d’échouer dans tous les domaines.

La journée, je suis seule avec les trois enfants, mon chum travaillant à l’extérieur.

Les “j’ai faim, je m’ennuie” ponctuent les journées, mais je ne cède pas à l’appel des écrans. D’ailleurs, il n’y en a pas du tout pendant le jour. Seulement un peu de télé le matin jusqu’à 9 am. Le soir un peu après le souper.

Il y a une semaine, je me suis dit qu’il fallait un horaire quotidien avec des périodes d’études, des moments consacrés à des travaux plus académiques, des activités sportives. C’est pour mon petit de 4 ans que c’est plus compliqué. L’an prochain, il entrera à la maternelle, j’essaie de poursuivre avec lui des activités de préparation à l’école. Mais ce n’est pas simple.

Les semaines s’écoulent avec des journées meilleures que d’autres, mais cela va de mieux en mieux dans l’ensemble.

Travailler efficacement? Non, je ne travaille pas efficacement!

Mon plus petit de 4 ans fait une apparition dans mon bureau toutes les 5 minutes pour voir si j’existe encore. Il faut dire que les enfants sont anxieux. Ils ont besoin d’être rassurés. Lorsqu’on sort, on ne cesse de leur dire:“tasse-toi, marche en file”. C’est anxiogène.