La troisième vague de la COVID-19 fait mal aux PME de la province

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La troisième vague de COVID-19 sévissant au Québec, les craintes des chefs de PME se décuplent et leur optimisme concernant la fin de la pandémie s’amenuise.

C’est ce que dévoilent les résultats préliminaires du sondage d’avril de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Près de la moitié des propriétaires d’entreprise (47%) se disent pessimistes quant à une possible fin de la pandémie avant 2022. Près du tiers d’entre eux craignent pour leur avenir et ils sont la moitié à s’inquiéter pour l’avenir économique de leur communauté.

«La troisième vague et les nouvelles restrictions font mal aux propriétaires de PME du Québec. La moitié d’entre eux affirme même être minée personnellement par la pandémie, aussi bien physiquement que mentalement. C’est compréhensible, parce que depuis le début de la crise, c’est comme si on leur avait demandé de courir un marathon sans préparation et qu’à chaque fois qu’ils aperçoivent la ligne d’arrivée, on leur ajoute 42 kilomètres de plus», soutient François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.

En tête de leurs préoccupations, les propriétaires de PME ciblent l’incertitude liée à la troisième vague de COVID-19 (67%), l’impact sur l’économie provinciale canadienne et/ou mondiale (56%), les effets sur leur santé physique et celle de leurs employés (51%) ainsi que l’énorme stress avec lequel ils doivent composer (45%).

Écouter les demandes des PME du Québec : rendre accessibles les tests de dépistage rapide et améliorer l’aide aux entreprises

Les PME du Québec veulent faire partie de la solution. Elles souhaitent pouvoir agir pour limiter les éclosions. D’ailleurs, 75% des propriétaires de PME sont d’avis que les gouvernements devraient encourager l’utilisation des tests de dépistage rapide. Il faut aussi rappeler que 58% des PME du Québec sont prêtes à utiliser les tests de dépistage rapide si cela peut leur éviter de fermer leurs portes.

«Les PME du Québec souhaitent contribuer à la lutte contre la COVID-19. Le gouvernement peut s’assurer qu’elles font partie de la solution, par exemple en favorisant et en facilitant, le recours aux tests de dépistage rapide pour les entreprises. Ce faisant, on pourrait mieux prévenir et diminuer les risques de propagation dans les milieux de travail et les aider à rester ouvertes de manière sécuritaire», ajoute François Vincent.

À cet égard, la FCEI a acheminé une lettre à Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux pour demander des ajustements afin que l’accès à ces tests puisse être facilité dans les petites entreprises.

Enfin, la FCEI réitère l’importance d’améliorer et d’élargir l’aide du gouvernement du Québec à toutes les entreprises qui en ont besoin. Les lacunes soulevées par de nombreux entrepreneurs n’ont pas encore été corrigées. D’ailleurs, interrogées à ce sujet, 2 propriétaires de PME sur 3 estiment encore que les programmes d’urgence restent essentiels à la survie de leur entreprise en 2021. Près de 9 sur 10 sont aussi d’avis que l’aide devrait être maintenue jusqu’à ce que toutes les restrictions liées à la COVID-19 aient été levées.