La pomme est gourmande en pesticides

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La pomme du Québec est populaire. C’est le fruit préféré des Québécois après la banane. Mais c’est aussi un fruit qui, aux États-Unis, figure dans le sinistre classement des « Dirty Dozen » de l'Environmental Working Group (EWG). De l’autre côté de la frontière, la pomme se classe 5e dans la liste des fruits et légumes contenant le plus de traces de pesticides.

C’est aussi vrai au Canada. Notre enquête révèle que la plupart des pommes que nous consommons contiennent des traces de toutes sortes de pesticides, mais la plupart du temps en deçà des normes fixées par Santé Canada.

Une production gourmande en pesticides de toutes sortes

La culture de la pomme, c’est une importante industrie : près de 500 producteurs au Québec et des revenus annuels de près de 59 millions de dollars.

L’objectif premier des pomiculteurs : avoir des pommes parfaites. Car ce sont elles qui sont les plus payantes.

Et pour parvenir à produire ce fruit parfait qu’exigent les épiciers et les consommateurs, les vergers peuvent recevoir une bonne douzaine de traitements phytosanitaires chaque année.

Ce sont surtout des fongicides, destinés à lutter contre la tavelure de la pomme, un champignon qui prolifère sous le climat frais et humide du Québec. Les pomiculteurs doivent aussi intervenir contre différents insectes avec des insecticides et veiller à limiter la prolifération des mauvaises herbes en recourant à des herbicides épandus à la base des arbres.