Le centre-ville de Montréal continue de se vider

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De nouvelles données publiées jeudi montrent que le nombre de bureaux et de locaux commerciaux vacants au centre-ville continue d’augmenter. Les divers représentants des secteurs installés au cœur de la métropole comptent énormément sur le retour des employés dans les bureaux.

Ce rapport trimestriel (Nouvelle fenêtre) sur l’activité socioéconomique au centre-ville de Montréal est publié par l’Institut de développement urbain du Québec (IDU) et par la Société de développement commercial (SDC) Montréal Centre-Ville.

On peut y lire que le taux d’inoccupation dans les tours de bureaux est maintenant de 12,4 %. Cela représente une hausse de 2,6 points en six mois.

Cette désertion concerne surtout les tours dites de classe B ou C situées dans des rues moins passantes et qui proposent des loyers plus bas.

Cela signifie que les entreprises qui sont dans les immeubles les plus prestigieux résistent mieux à la crise que celles qui sont des immeubles meilleur marché, et qui sont généralement de petites entreprises ou des entreprises en démarrage, analyse Jean-Marc Fournier, président-directeur général de l’IDU

Il estime que le taux d’inoccupation est préoccupant pour les gestionnaires immobiliers, puisqu’il affecte la rentabilité des immeubles, mais il est aussi un indicateur de l’impact de la crise sur l’économie.

Ce n’est pas non plus le meilleur moment pour vendre un condo au centre-ville. Les ventes de copropriétés neuves ont chuté de 53 % entre les périodes correspondantes de 2019 et 2020.